Label et production musicale


Coco Dingo !

DJ BNX, chef d’orchestre de ZIMPALA ( ex – fondateur du défunt label Fantomas Records), il aime à jouer la carte du « total contrast », et faire le grand écart entre le jazz organique et les formes les plus expérimentales de l‘électronique. BNX nous propose une esthétique qui lui est propre, prêchant le rapprochement des genres et l’universalité du groove. Ses sets sont issus d’un véritable travail de recherche (de documentaliste mélomane même ! Pas moins de 10 000 albums stockés en vinyle  triés sur le volet, du jazz, latin, brésilien & multiples perles rares originales chinés aux quatre coins du monde lors de ses déplacements professionnels), nous faisant découvrir des nouveautés, et dépoussiérant quelques intemporels. Référencé par bon nombre de labels electro internationaux tels que Compost, Ubiquity, Schema, Ninja Tune, F Com…, l’artiste BNX reçoit chaque semaine une trentaine de promos des nouvelles coutures musicales en white label ou autres Cdrs. Il est consulté pour un DJ chart régulier (sélection des plus belles créations destinées au dancefloor) depuis 13 ans par le très fédérateur magazine de jazz ethno anglo-saxon Straight No Chaser sous l’étiquette « Wine4Melomanes » Box 12 au côté de ceux qu’il apprécie tels que Gilles Peterson, Rainer Truby, Russ Dewberry…

« Le monde est fou, fou, fou ! »

« Quand j’avais 7 ans , je cassais les pieds à ma mère en lui demandant de m’acheter les B.O de films comme les « Tontons Flingeurs » ou de feuilletons genre « Les Envahisseurs » et « Mission Impossible ». Avec la meilleure volonté du monde, elle me répondait qu’elle ne savait pas comment les trouver ! En revanche, elle me faisait écouter des trucs comme Miles Davis, Sun Ra, Wayne Shorter ou autre Coltrane… Même si je ne captais pas vraiment cette musique, ça été une bonne école… » (Eric Bruckner Trax H.S N°1 – Dec. 98)

« Un drôle de coco, ce DJ BNX, décidément habitué qu’il est à se retrouver là où on ne l’attend pas nécessairement. Témoin, ce Dingo !, suite chronologique de Sexopolis qui voit celui qui est par ailleurs le chef d’orchestre de ZIMPALA revenir sur ce qu’il considère comme quelques-uns des trésors cachés de l’avant french touch…

Que sommes-nous, si ce n’est le fruit de notre Histoire ? Une histoire faite de moult rencontres ; ceci expliquant sans aucun doute l’éclectisme et le côté quelque peu intenable d’un esprit avide, tant de projections vers le futur, que de retours vers le passé. Il est comme ça, notre Bordelais, unique dans un genre qui n’en est pas un, appliqué à jouer une carte du « total contrast » lui permettant de faire le grand écart entre le jazz organique et les formes les plus expérimentales de l’électronique lors de ses sets aux platines. Défenseur d’une esthétique qui lui est propre, il prêche aux quatre coins du globe l’universalité du groove et le rapprochement des genres, au même titre que des Gilles Peterson, Gilb’R, UFO, Russ Dewberry, Andrew Jervis et autre Ross Allen, dont il complète les playlists dans le très distingué magazine anglais, Straight No Chaser..

Parce que la bonne musique ne se cantonne pas à une question nouveauté ; parce que la bonne musique est par définition intemporelle, BNX dépoussière aujourd’hui quelques-uns des acteurs (plus ou moins oubliés) — Jef Gilson, Olivier Despax, Pierre Dutour, Francis Lai, France Gall… — d’une production hexagonale qui n’a évidemment pas attendu l’avènement de la french touch pour faire montre de son originalité. Un véritable travail de chercheur (de documentaliste) où se mêlent relents de psychédélisme et images (cinématiques) d’une période — les 70’s — marquant l’apogée des fameuses Trente Glorieuses. Désuétude, diront certains, mais ô combien attachante, puisque témoignant d’une relative insouciance qui allait disparaître d’un trait avec l’arrivée du premier choc pétrolier.

Comment en effet ne pas se remémorer les bandes-son des Lalo Schiffrin et autres Michel Legrand et les premières séries TV à succès, quelques-uns des grands classiques du cinéma américain (Bullit, Un été 42, L’affaire Thomas Crown), les pubs de nombre de produits aujourd’hui remisés dans les placards de nos grands mères. Voire, plus loin encore dans le temps, le répertoire de Ray Ventura & ses Collégiens ou encore l’esprit des Frères Jacques…

Mais qu’est ce donc que ce Dingo ! ? La parole à France Gall qui à l’époque de l’enregistrement de « Zozoi » n’avait pas encore rencontré Gainsbarre : « Qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est ? Zozoi, ça veut rien dire, Zozoi, ça m’amuse, ça me fait rire de dire et redire : Qu’est ce que c’est ? » Dingo, C’est sans doute tout ça à la fois ! » (Fred Messent)

Fancy a boogie with Zimpala!

Trois ans après « The Breeze is Black », « Honey Moon » marque une étape décisive dans le parcours de Zimpala !

Toujours sous la direction artistique de DJ BNX, le groupe Zimpala a d’abord trouvé sa voix : Noémie Brosset, toujours plus suave, toujours plus touchante, avec ses airs coquins… (Le pays d’Alice), elle se pose ici sur la quasi-totalité de l’album.

La majorité des titres a été composée par le trio AntOne-Anthon-Noémie. leur électro ne cache plus son goût pour une chanson-pop fine et racée. Dans le studio, les imaginaires latinos façon Tarantino jaillissent avec force (She’s from Mexico), guitares de cristal, claviers ludiques, basses efficaces et porteuses, la séance de cinéma n’en est que plus belle ! « Honey Moon » n’oublie pas non plus les désirs de jazz de Bordono (For a waltz), la voix singulière et poignante du gitan Jonathan Pisa (Hasta la Vista,), la grasse basse d’Arnaud Pierret, le parlé-chanté dark et groovy de Benja (The Party, Into the Maze).

Du souffle, de la voix et des beats qui invitent à la danse, (Trop méchante, Into the maze, The Party).
la fusion des genres (Hasta la vista) et le soft-pop lumineux (Fall in the water) : une vraie lune de miel !

Zimpala gambade sur ce nouvel album Honey Moon. Libre et aventureuse !

Petit come-back sur un parcours atypique et intelligent :
2000, « Almaviva ». Premier album sous les couleurs de Platinum Records. Frédéric Beneix (aka DJ BNX) réuni quelques uns des jeunes talents de l’électro made in Bordeaux. Fondateur et co-producteur du projet, celui qui a déjà sévi comme label-manager de Fantômas tient, et tiendra pour les deux autres disques, un rôle de directeur artistique déterminant. Sous son oreille, David Walters, Benja & Fatalis (aka The Film), Anton & Noémie, bordono & Arnaud Pierret, sont « Zimpala ». Leur façon d’entremêler samples et instruments acoustiques forme déjà une électro cinématique, qui affirme son goût pour les percussions du monde, le jazz et un dance-floor des plus charnel. L’un des titres, Baseball, est utilisé aux USA comme bande son pour une pub Motorola. Le graphisme classieux de l’album est signé Dan.C’est désormais lui qui sera aux manettes de l’image Zimpala.
2003, « The Breeze is Black ». Succès amplifié. Les titres « Adios » et « Sugar » font mouche sur les ondes. Zimpala s’en tient à cette forme de collectif qui, avec le temps, trouve une cohérence malgré la multiplicité de ses sources créatrices. Un petit nouveau rejoint la bande, Antoine Boistelle (aka AntOne). « The Breeze… » se retrouve compilé dans le monde entier, et notamment sur Costes 6. Beau succès outre-atlantique. L’album sort également en Allemagne, Espagne, Australie, Ukraine, Russie, sans oublier le Japon et le Canada. DJ BNX assure quant à lui une promotion sans frontières, avec un set Zimpala joué dans les meilleurs clubs parisiens (Alcazar, Queen, Favela Chic, Bataclan…), et aussi lors de tournées au Mexique, en Russie et aux USA. L’électro semble bien avoir trouvé avec Zimpala son passeport pour la sensualité et le rêve.